Carmilla

Londres 1845 : Là où Stoker a délaissé son monstre et Verne marqué sa puissance
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 Bartholomew Huff

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MessageSujet: Bartholomew Huff Mar 8 Avr - 20:50





HUFF BARTHOLOMEW


" Le renard change de pelage, pas de nature... "






Qui es-tu?

Nom: Huff
Prénoms: Bartholomew
Surnoms: Huff dit " le renard "
Âge: 33 ans
Avatar: Domhnall Gleeson
Métier: Secrétaire particulier de la Comtesse Théodora Wancèk
Statut: Demandez lui pour voir...
Orientation sexuelle: Si seulement quelqu'un avait la réponse…

Dis-nous tout...

Bartholomew Huff avait la trentaine. Il avait une allure changeante. Parfois il semblait usé, abîmé par trop de nuits blanches, d'allées et venus. Jamais cependant il ne racontait quoique ce soit sur son passé ou ses activités, sauf une grande quantité d'histoires saugrenues. Le renard était un homme mystérieux… Il semblait d'ailleurs se délecter de ses mensonges.

Etait-ce là une ruse, signe de son intelligence ou un étrange désordre mental qui le poussait à toujours réinventer la vérité ? Difficile à dire en vérité. Sans doute était-ce un mélange subtil des deux, le génie insoupçonné de cet homme confinant à sa singulière folie.

C'est dans son regard, d'un vert atypique et lumineux qu'on surprenait parfois une lueur malicieuse. Au fond de lui, il riait souvent, sans qu'on sache pourquoi. A croire qu'il savourait mieux seul son propre humour qu'en compagnie de ses congénères. Après tout, même entouré de monde le renard était un être profondément solitaire.

Le renard n'était ni beau, ni laid. Son aspect général, sans être extraordinaire n'était pas non plus totalement ordinaire. Ses cheveux étaient d'un roux flamboyant et il dépassait d'une bonne tête la majorité des gens. Ses vêtements, de la meilleure facture et certainement fait sur mesure dissonaient avec une barbe plus ou moins bien taillé et une chevelure longue, désordonné, peu entretenue. C'était un croisement des genres, entre le gentlemen et le brigand, aussi bien d'un aspect purement physique que dans le caractère qui le hantait.

Cet homme là était fait de multiples pièces. Son attitude comme ses paroles étaient le résultat d'un assemblage de souvenirs et de déformations. Tout y était mouvant, en perpétuelle évolution. Il savait se parer de l'aisance aristocratique et de la fière détermination de l'ouvrier, manier le langage le plus châtié et l'argot le plus vulgaire.

Bartholomew Huff était un amalgame de choses brumeuses. Ses contours étaient difficiles à distinguer. Et peut-être était-ce là sa nature profonde depuis toujours… Indistincte, indésirable, incompréhensive.

Et il avait ce moment… Ce moment inattendu, presque salvateur où il y lui arrivait de se révéler l'espèce d'un instant. D'un simple sourire, de la plus grande et naïve sincérité. Le renard savait être plusieurs personnes en même temps mais lui-même, trop rarement, comme s'il s'ignorait.

On dit parfois que les premières années sont celles qui déterminent le reste de notre vie, l'homme ou la femme que nous serons. Et c'était certainement le secret le mieux gardé du renard. Si seulement il avait véritablement un secret.


Racontes-nous...
I. Cet enfant...

C'était elle, l'une de ces demeures identiques accolées les unes aux autres, trop humble pour les riches et trop luxueuse pour les pauvres gens. En somme, un juste milieu. Le genre de lieu parfait pour la naissance d'un "bâtard". Celui d'un Lord et d'une simple femme de chambre naïve. Le genre de secret honteux qu'il valait mieux cacher. Mais c'est ce qu'il était, un horrible, un monstrueux "bâtard". Une vermine engendré par la débauche et l'égoïsme de la haute, la crédulité et la bêtise de la basse. Quelle misère pour une femme dont le seul crime était encore d'être pubère et idiote en même temps.

Peu importait le nom qu'on lui donna alors, ce n'était pas celui de son père, ni celui qu'il porte aujourd'hui. " Cet enfant " voila ce qui le désigne encore le mieux… Un simple enfant, née par une mâtiné d'octobre pluvieuse. Pas dans les meilleures conditions mais pas dans les pires.
Cette enfant ne connu pas sa mère. Non pas qu'elle fut morte, seulement congédiée telle une lépreuse. Il ne connu pas d'avantage son père dont l'existence était centré sur son narcissisme aristocratique. Mais dans ce monde il existait une personne qui ne se désintéressa pas totalement de cet enfant et paya pour qu'on l'éleva, dans cette fameuse maison, en secret. S'agissait-il d'altruisme ou d'intérêt, la question ne trouva jamais réponse.

Durant les premières années de sa vie cet enfant fut entouré d'une gouvernante et d'un vieux cochet. De simples gens qui veillaient à mettre à manger dans son assiette et à lui inculquer une éducation descente. Cet enfant n'avait pas de passé et pas de parents, il était telle une page blanche. Ce vide si déroutant il le combla seul, avec son imagination et toutes ces connaissances du monde. Dans ses vies imaginaires rien n'était gris, ni répétitif. Malgré les punitions et les remontrances rien ne parvint à entailler son interprétation du réel.

Lorsqu'il eut huit ans, cet enfant quitta Londres et prit le train pour le nord. Il y connu l'atmosphère froide et rigide d'un pensionna pour garçon de bonnes familles. Cet enfant n'était pas comme les autres, il n'avait pas de famille et pas de nom, il était un mystère désagréable, l'élément perturbateur. Alors il fut raillé, insulté, chahuté, battu et finalement mis à l'écart par ses camarades. Mais jamais il ne se confia, jamais il ne cessa d'être un anonyme et un fou. Cet enfant était intelligent, attentif, parfois même à en être jalousé ou réprimandé.

En grandissant ses mensonges devinrent légion, le style s'affuta, s'affina, en devint indémaillable et subtil, tinté de fantaisie ou de cynisme. Cette enfant n'avait ni peurs, ni d'aspirations, juste une singulière façon de voir les choses, pragmatique et obscure, souvent fantasmé mais jamais rêvé. Si bien qu'à force il devint devint de plus en plus incompris, de plus en plus solitaire, de plus en plus terrifiant. Il s'en accommoda car il n'avait aucune envie de partager ses doutes et ses questionnements identitaires, propre aux adolescents riches et normaux.

Presque une décennie s'était écoulé lorsque cet enfant posa les yeux sur son dossier, volé dans le bureau du directeur. Il en ingurgita le moindre caractère, le moindre chiffre, la moindre rature. Tout ce que sa curiosité l'avait poussé à chercher était à présent gravé sur sa rétine.
Nul besoin qu'on lui expliqua clairement, cet enfant était suffisamment grand et brillant pour comprendre ce qu'il était. Du moins le deviner… "bâtard"… Ce n'était qu'un mot, qu'une idée, mais elle germait déjà dans son esprit. Et il fallait la détruire.

Et cela commença par une flamme. Et une disparition.

Cet enfant avait environ 17 ans, pas d'argent, pas de biens, pas d'amis, pas de travail. Il avait la liberté. Mais pour lui, la liberté était angoissante et stérile. Elle n'avait pas encore de sens et il n'y avait personne avec qui la partager.

Pour vivre, pour survivre, pour avoir de quoi se mettre sous la dent, de quoi se réchauffer et de quoi couvrir sa tête de mioche il travailla dans une usine, comme des milliers d'ouvriers anonyme. Chaque jour était semblable au précédent, inlassablement, à en oublier les jours et les semaines, la fatigue et la poussière.

Cet enfant connu les bas fond et la misère, la faim, l'usure, la maladie. C'est ainsi que cet enfant se muta peu à peu en homme. Et c'est ainsi qu'il rencontra celui qui allait changer sa vie.
Bartholomew Huff était un jeune ouvrier, sans famille et sans histoire. Quelqu'un qui trimait depuis l'enfance pour un maigre salaire, au sourire doux et au rire tonitruant. Alors cet homme en fit son ami, plus encore, il en fit son frère. Ils partagèrent pitance et labeur, toit et linge sale.
Bartholomew était un jeune homme fragile, usé avant l'âge par une vie difficile et injuste, blessé mortellement par l'indifférence et l'abandon. Souvent il toussait, crachait glaires et sang. Doucement, lentement, il cessa d'être enjoué et brailleur. Son teint devint pâle, ses yeux luisaient de fièvre. Il agonisait… Cet homme ne pouvait que regarder et attendre… Cette nuit fatidique.

" Le rouquin s'allonge à coté de son ami sur la fine paillasse qui leur servait de lit à tour de rôle. Depuis plusieurs jours maintenant Barthy n'avait pas quitté la couche. L'autre le sentait, l'insidieux baisé de la mort caresser les lèvres blêmes et tremblantes de son plus cher et unique ami. Avec tendresse il repoussa les mèches noire qui collaient sur le front brulant du malade, le fixant sans même oser cligner des yeux, s'imprégnant de chacun de ses traits dénaturés.
- Barthy, murmura-t-il, j'ai besoin d'être toi, parce que je ne supporte plus d'être moi…
- Je sais… articula le mourant à grand peine.
Puis, il sourit. Oui, il savait. L'autre n'avait jamais rien dit et pourtant… Il comprenait sa douleur, il la partageait intimement. En silence, en secret, sans avoir besoin d'explications. La finesse de ce visage et de ces mains… la beauté profonde de ses exubérants mensonges. Ils avaient partagé ce morceau de vie, ils pouvaient bien partager la mort.
Les yeux dans les yeux, admirant une ultime fois le vert si singulier des iris de son compagnon, Bartholomew lâcha son dernier souffle. Mais il souriait car ce soir là, ce n'était pas lui qui avait quitté ce monde.
Le roux enlaça le corps inanimé. Il le serra longtemps, plusieurs heures peut-être. Il restait tant de choses à faire avant l'aube pourtant… "

Et cela se termina par un brasier. Et par un cadavre.

Aux yeux de tous cet enfant était mort en cette nuit du 25 avril 1833. Son corps calciné reposait à présent sous terre pour l'éternité. Et alors qu'un nouveau jour se levait Bartholomew Huff survolait l'Angleterre en direction de Londres.


II. Le fantôme des Streyford

Cela faisait bientôt trois mois que Bartholomew était arrivé à Londres. Il avait trouvé un emploi de domestique dans une belle demeure bourgeoise. C'était un endroit calme et résidentiel. Le beau monde y séjournait plus ou plus moins longtemps selon les saisons et les envies. Pour ces gens là, la vie à Londres était semblable aux parures des jeunes lady, vite démodées, vite remplacées.

Il ne s'agissait pas d'une vocation. Etre domestique était une activité semblable à une autre qui assurait certains besoins vitaux et permettait d'avoir l'oreille vagabonde. Il n'y avait pas plus bavard que les employés de maison… Leur discrétion n'était bien qu'un mythe. Chaque rumeur circulait plus vite qu'une trainée de poudre, de cuisinières en valets de pied, de femmes de chambres en majordomes.

Bartholomew n'était pas pressé, il prit son temps, écoutant longtemps et posant ses questions avec une grande subtilité. Jusqu'à ce que vienne le nom sur la table. Un nom familier. Un nom et une histoire. Celle d'un homme narcissique et dépensier dont le titre n'était qu'un joyau rutilant sans réelle valeur. Celle d'un riche imbécile, rongé par les vices, la boisson et l'abus de femme de petites vertus. Celle d'un héritier qui avait bradé son union pour éponger des dettes et continuer à se pavaner de salons en salons sous les moqueries de ses contemporains. Sans honte et sans pudeur, sans gêne et sans honneur. L'histoire pathétique de Lord Henry Streyford, le plus ridicule et misérable des dévoreurs de petits fours, le plus plus incroyable vaniteux et irresponsable persécuteur de sofa.

Et cela lui arracha un simple ricanement… parce que ça ne méritait pas beaucoup plus. Bartholomew ne savait pas s'il fallait en rire ou en être affligé, il décida dans faire une mauvaise blague à sortir pour les grandes occasions.

C'était presque un talent, un intriguant et inutile besoin d'observer les siens. De loin, anonymement, comme s'il visitait un parc zoologique. Derrière une vitre ou une palissade, patiemment, il s'imprégnait du moindre geste tel le chercheur étudiant une nouvelle espèce. C'était là une insolite, passive mais non moins jubilatoire victoire.

Et après, il y avait eu Phillipa, la vieille Phillipa Streyford… Insensible, intransigeante, si accrochée à ses valeurs et sa fortune qu'elle s'était réservée le droit de créer sa propre créature. Son pantin, sage et bien éduqué, reconnaissant, gentiment ignorant. Un rempart contre la déception que représentait son idiot consanguin de fils. Sans éprouver un seul regret, sans verser une seule larme, jamais. Telle était Lady Streyford mère.

Bartholomew s'inséra son son toit, il devina ses travers, analysa ses erreurs sans qu'elle ne lui prêta attention, en vulgaire domestique qu'il était. Et bien qu'elle ne fut qu'un bloc de marbre le jeune homme reconnu en elle certaines défectibles qualités, dans sa fierté d'aristocrate vieillissante, dans sa déclinante noblesse, dans ses yeux du plus incroyable des verts. Il l'aima parce qu'elle était seule dans sa grande maison tombant doucement en lambeau et qu'elle ne relevait le menton que par orgueil. C'était aussi là plus grande de ses faiblesses.

Alors il s'engouffra dans les blessures qu'elle avait infligé par sa rudesse, le ton acerbe de ses propos, ses choix, sa politique égocentrique.

Dans le cercle intime de lady Streyford, il y avait Bleeks. C'était comme apprivoiser un animal, ça demandait de la patience. Bleeks grognait, et bien qu'il se donna l'air d'être un homme respectable, c'était un être aussi bourru que prévisible, le plus fidèle et haineux des chiens de garde. Mais même le plus acariâtre et renfermé des hommes trainait des confidences et des comptes à régler.

Bleeks n'était pas si mauvais. Il avait l'allure de ces parvenus persuadés de leur intelligence et de l'irrespect dont ils étaient victimes quotidiennement. Il admirait et détestait cordialement sa propre maitresse depuis trop longtemps et buvait pour oublier que jamais il ne réussirait à obtenir la moindre gratitude pécuniaire. En sommes, Bleeks était un homme comme tant d'autre, s'épuisant à courir après un argent et une reconnaissance qu'il ne posséderait jamais.

Avoir l'oreille attentive, remplir un verre et parfois acquiescer aux divagations alcoolisés, c'est à cela que ressemblait la majorité des soirées que Bartholomew vola à Bleeks, attisant parfois son ressentiment et déliant sa langue par quelques confidences factices. L'homme marcha tant que son cadet souriait, lui offrant une illusion complice alors qu'il n'était victime d'une course visant à étancher sa soif de curiosité.

Bleeks fini par raconter l'histoire d'Imogen Jung. Cette jeune domestique qui avait été séduite et éconduite par Henri il y avait une vingtaine d'année de cela. De cette union était né un petit garçon qui n'avait jamais rien connu de ses parents, et qui aurait du devenir le sous fifre personnel de sa sois-disant bienfaitrice. Quant à la mère, elle avait été évincé de tous ses droits parentaux. Seule avec un nourrisson, sans emploi et sans famille pour les aider à survivre, à contre coeur elle avait laissé l'enfant aux soins d'inconnus.

C'était quelque chose de très commun… le genre d'histoire qui gangrénait les familles générations après générations. Une affaire vite enterrée qui n'avait plus aucune répercussion sur le présent. Ce rejeton illégitime était mort, plus qu'un tas de cendres fumantes après des années de disparitions… et la pauvre femme aussi.

Maintenant que la vieille Streyford se rapprochait de la tombe et qu'Henri n'avait plus droit qu'à un titre, à défaut d'hériter d'une fortune dont sa si aimante mère l'avait évincé sans regret, a qui cette richesse allait-elle revenir ? Mais restait-il seulement un penny en banque ? C'était une des seules choses que Bleeks lui-même ignorait.

Quand novembre arriva, Lady Streyford senti venir peu à peu la morsure languissante de la mort. Elle ne quittait désormais plus la chambre, passant ses heures dans son fauteuil à se faire lire des romans ou à se plaindre. La vieille femme confia à sa femme de chambre une petite cassette de bois qu'elle lui demanda de brûler. Cet étrange petite boite ne manqua pas d'attirer l'attention de Bartholomew.

Comme il s'en doutaient déjà, une fois discrètement subtilisé le mystérieux coffret révéla sa précieuse cargaison. Un amalgame de correspondances diverses, de comptes en tout genre et le testament du défunt Lord Streyford. De la paperasse à laquelle il trouva un grand intérêt et qu'il concevra néanmoins sagement sous une latte du planché. Evidement, la bécasse préféra taire son incompétence, brula la boite miraculeusement retrouvé et le secret fut bien gardé jusqu'au grand moment de la révélation.

" Sans doute aimait-il un peu le théâtral, sans s'encombrer pour autant d'un public inutile. Et peut-être était-il attiré par les adieux, les âmes blafardes glissant vers les ombres, inexorablement.

La mourante sentait l'intrusive présence dans l'atmosphère feutré et silencieuse de sa chambre douillette. Le misérable domestique savant… La plaie qui allait avoir raison de ses insidieuses et odieuses antiques jalousies. Elle plissa difficilement ses yeux lourdement ridés pour distinguer les traits de son adversaire.

- Pourquoi vous mêlez-vous des affaires d'une vieille femme ?

- C'est un peu comme si je faisais parti de la famille.

Il se pencha pour mettre à jour sa singulière physionomie. La lumière inonda sa chevelure et ses yeux, révélant ses traits et son sourire clos, presque mesquin s'étirant indéfiniment de chaque coté de sa figure grêlé de taches de rousseurs. Vert contre vert, identiques et luisants…

- Regardez-moi bien, siffla-t-il semi-sérieux, semi-amusé, pour vous je ne suis qu'un fantôme. Et si vous voulez vraiment un nom à suffoquer, vous n'aurez qu'à m'appeler renard. Ce sera là notre entente…

La vieille femme frémis, comme si le souffle glacé d'un revenant l'avait réellement transpercée. Elle garda le silence un temps, presque horrifié par la flagrante vérité qui se reflétait dans le regard du jeune homme.

- Voila ce que tu es… un mort, un renard, un voleur…

Il acquiesça doucement sans se départir de son sourire difforme et satisfait. Puis, il reprit sa place à son chevet. Il aimait ça, chaparder les secrets sombres tapis dans le coeur. Et déterrer les cadavres… Plus encore, il en avait besoin. Il se nourrissait de l'encre noire qui s'écoulait des lignes de vie des siens. Un fantôme, un renard, un voleur…

- Ca n'a jamais été une question de haine, ni d'argent, dit-il en caressant la main décharnée de son aînée. Du moins, pas pour moi. "


Il n'emporta qu'une bague, un souvenir, et des lettres. Le testament revint à Bleeks, comme il aurait du depuis longtemps. L'orgueil d'une femme, l'ignorance d'un gamin étaient brusquement remontés à la surface, échos de générations semblables mais différentes. Une fois encore sur des funérailles s'était tournée une page de la vie du renard, à l'aube, en silence, s'évaporer.


III. Le renard

à venir...



Autres.

" Il n'y a que vrais mensonges et fausses vérités. "

Et toi?

D'où tu viens?: Je viens des forums affiliés Lutécia et Pandimon. Je suis tombée sur ce forum par un hasard de liens.
Ton pseudo: La Fougère
Tu es un DC? Nope
Le mot de la fin? : Ha...


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Bartholomew Huff
Bartholomew Huff

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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Mer 9 Avr - 9:11

Bienvenue!

Magnifique ton vava j'adore!

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Despera Dolmes
Despera Dolmes

Messages : 578
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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Mer 9 Avr - 10:24

Bienvenue Bartholomew. Smile

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Archess Gwylls
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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Mer 9 Avr - 17:29

J'aime déjà cette communauté ! Merci pour votre accueil.
Maintenant il va falloir que je me dépêche de finir cette fiche, pour vite vous rejoindre en RP !

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Bartholomew Huff
Bartholomew Huff

Messages : 5
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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Jeu 10 Avr - 10:00

Très sympathique ce personnage **
Bienvenue charmant renard ~

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« Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
Charles Baudelaire »
Morta de Fonssagrives
Morta de Fonssagrives

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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Jeu 10 Avr - 10:32

Très chouette mise en bouche! Vite la suite Smile
Bienvenue!!!

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Anne Elisabeth Darwin
Anne Elisabeth Darwin

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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Ven 11 Avr - 5:09

La suite est encore sur papier. Mais ça va venir dans le week-end certainement. ^^

Morta, ton avatar, c'est la grande classe ! J'adore !

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Bartholomew Huff
Bartholomew Huff

Messages : 5
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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Sam 12 Avr - 11:55

Bienvenue cher Renard!

Hâte également de lire ta fiche terminée, et de croiser la plume avec un personnage si intéressant!

Au plaisir!

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Abraham Van Helsing
Abraham Van Helsing

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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Sam 12 Avr - 16:33

Bienvenue^^

AnonymousInvité
Invité


MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Dim 20 Avr - 7:51

Voila enfin la seconde partie de l'histoire. (Et ce n'est pas fini... )
J'étais parti pour faire cours à l'origine, mais c'est plus fort que moi je n'y arrive pas...
Encore merci pour vos encouragements, en espérant que cette suite vous plaise aussi. ^^


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Bartholomew Huff
Bartholomew Huff

Messages : 5
Date d'inscription : 31/03/2014

MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Dim 20 Avr - 14:24

Envie de lire la suite.
Et j'adore le choix d'avatar Wink

Bienvenue à toi !

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Answald Von Schatten
Answald Von Schatten

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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff Dim 20 Avr - 19:59

Bienvenue  Smile 

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Najma Wernikova
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MessageSujet: Re: Bartholomew Huff



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