Carmilla

Londres 1845 : Là où Stoker a délaissé son monstre et Verne marqué sa puissance
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 Juste une simple commande ~ Elise Stone & Abraham Van Helsing

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MessageSujet: Juste une simple commande ~ Elise Stone & Abraham Van Helsing Lun 17 Mar - 19:56

Situé dans une petite ruelle perpendiculaire à l'avenue remplie d'étales et de marchandises de toutes sortes, le laboratoire d'Elise n'était pas très facile à trouver. La ruelle était extrêmement sombre et contrastait étrangement avec la lumière du marché. Si bien que personne n'osait s'y aventurer, même si elle n'était pas si sale et délavée que ça.
A son extrémité, on pouvait voir des escaliers qui descendaient de quelques marches pour atteindre un porte en bois arrondie à son sommet. Dessus Elise y avait peint "Stone ~ Invention et Réparation d'armes" en grandes lettres calligraphiées et avait ajouté en-dessous en plus petit un "Frappez avant d'entrer". Son laboratoire était situé plus en profondeur, mais son ouïe lui permettait de ne pas s'encombrer de sonnette plus efficace.

Une fois la porte ouverte, on pouvait voir que l'escalier ne s'arrêtait pas au palier et continuait à descendre en dessous du niveau de la rue. Des lampes à huile, diffusant une faible lueur, permettaient aux clients suffisamment courageux pour s'enfoncer dans les profondeurs de la ville de ne pas tomber. Car aucune fenêtre ne permettait à la lueur du jour de filtrer dans l'antre de la louve.
Au fur et à mesure que l'on descendaient et que l'air s'humidifiait, on pouvait entendre des bruits mécaniques, métalliques, étranges, indéfinissables... Et alors que l'escalier finissait sur un tournant, on débouchait sur un monde de cuivre et d'étincelles.

Éclairé par d'autre lampes à huile à un niveau plus fort et réchauffé par un poêle, le laboratoire d'Elise comportait une table de dessin, une bibliothèque, une longue table de travail et tout un tas de caisses d'ustensiles, de pièces et de prototypes en tous genres. Elle avait fini par abandonner l'idée d’instaurer un quelconque système d'organisation dans son univers et tâchait de garder un petit espace libre pour se déplacer dans la pièce.
Elle travaillait généralement dos à l'entrée de son labo, mais dès qu'elle entendait des pas venir dans sa direction, elle s'arrangeait pour accueillir le nouveau venue de face. Elle était trop méfiante pour se permettre une quelconque vulnérabilité.

Sur la droite, on pouvait distinguer une porte métallique et blindée typique des portes de coffre-fort. Et en entrant à l'intérieur, on y trouvait une simple couche à même le sol et une petite cavité dans le mur du fond, atteignable sur la pointe des pieds, où Elise y cachait la clef quand elle s'y enfermait. C'était son coffre, l'endroit où elle se retenait elle-même prisonnière pour ne pas déambuler dans les rues de Londres pour égorger le premier passant venue là lui tombée.
Sur la gauche, se trouvait une pièce avec un deuxième poêle qui faisait office de cuisinière pour manger et de chauffe-eau pour se laver. Elle avait en plus placé une table avec deux chaises ainsi qu'un placard remplit de nourriture d'un côté et une baignoire en cuivre ainsi qu'un paravent de l'autre.

Elise vivait complètement dans ces trois pièces, elle ne sortait que quelques fois pour se procurer des pièces, s'acheter de la nourriture ou tout simplement prendre l'air. Mais la majeur partie de sa vie se déroulait à présent dans son labo.
Pour s'installer dans cet endroit, la plus grande partie de la dot d'Elise y était passé. Mais au moins elle était chez elle, cet endroit lui appartenait. Et même la tribu des Écorchés avaient bien voulu, après des négociations qu'elle préférait oublier, la laisser vivre dans cet endroit.

L'avantage de son logement était qu'il donnait directement sur d'anciennes catacombes. La personne qui lui avait vendu le lieu avait rendu à peu près vivable les 3 pièces dans lesquelles elle s'était installé. Mais la porte au fond de son laboratoire donnait sur un labyrinthe poussiéreux et insalubre composé de couloirs sombres et dangereux.
Elise y avait tout de suite vu leur avantage et après plusieurs aller-retour, elle avait finit par découvrir leur structure et les connaissait à présent pratiquement comme sa poche. De cette manière, au moindre soucis, elle pouvait s'y précipiter pour y perdre un quelconque poursuivant avant de revenir sur ses pas et de fermer la porte à clef.

Voilà comment était l'endroit où la jeune nouvelle louve avait décidé de vivre. Et malgré le lieu difficilement accueillant, elle s'était fait connaître grâce à une annonce qu'elle faisait paraître régulièrement sur le quotidien de la ville. Ses clients n'étant gère des gens refusant de se salir les mains, ils finissaient tous par venir la voir. Et le bouche à oreille commençait lui aussi doucement à faire son effet.
Il faut dire qu'elle était douée, terriblement même. Et la surprise de découvrir une femme vêtue comme un homme et au sang de garou en bas de l'escalier passait rapidement dès qu'elle faisait une démonstration de ses capacités et de ses connaissances.

Ce jour-là était pour elle comme les autres. La nuit, elle avait fini par s'assommer sur la porte de son coffre, sa louve ne supportant pas l'enfermement qu'elle lui faisait subir. Mais même si tous les instincts de la jeune fille la poussait à sortir de son trou, elle se trouvait cruellement en manque de protection pour se permettre une telle chose. Quand on était louve solitaire et qu'on habitait sur le territoire d'une meute qui avait bien voulu tolérer sa présence non sans une certaine réticence, mieux valait se terrer sous terre la plupart du temps.
Et après un bain où elle détendit ses muscles qui ressortaient toujours avec des crampes terribles après chaque nuits et où elle se reposa vraiment, elle mangea rapidement avant de s'attabler sur sa table de dessin.

Là, son esprit se mit à imaginer un nouvel assemblage des pièces qu'elle avait à sa dispositions pour voir ce que cela pouvait donner. Et après quelques brouillons, elle en était déjà à tenter de construire un prototype.
Le temps se mit alors à filer à toute vitesse. Elle n'attendait personne aujourd'hui et n'avait aucune commandes à satisfaire. C'était un de ces jours où elle pouvait laisser libre court à son imagination. Et Elise adorait ses jours au point qu'ils avaient tendances à finirent trop vites.

Ce fut sans compter sur l'arrivée d'un nouveau venu...

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